1. Sources : forum tennis-de-table.com, fil de discussion "Le coin des Antis". Contributeurs : principalement CowBoy210, et, tous les autres membres du forum, Skippy45, Capoblanco, Best Anti, Ch4rlus, etc. Modifications & ajouts : MP à Liopic
  2. Les différents Antis...
    1. Les mousses...
      1. Les mousses tendres : plus de contrôle, plus facile en démarrage sur balles coupées. Les mousses dures : plus rapides et idéales pour placer des petites claques. Aussi, selon le topsheet, le bois,... Exemple de mousse dure avec topsheet légèrement adhérent sur un bois carbone : RITC 804.
    2. Les antis actifs
      1. Anti dit "actif" car mets un peut d'effet : pour être efficace avec il faut être actif et savoir varier (porter et frotter, placer, etc.). Peu de joueurs sont assez techniques pour savoir faire ça car beaucoup prennent un anti pour palier a un manque de technique, un peu comme on prends un béquille. On sent/prend les effets avec et les sensations se rapprochent du backside. (...) Serieux: Si tu as les jambes et la capacité technique à gerer l'anti actif, y a pas photo, c'est celui qu'il faut prendre. c'est fort en potentiel. Le seul truc, c'est qu'il ne faut pas se contenter de renvoyer la balle. Il faut tout le temps faire quelque chose avec la balle, sinon, c'est la punition assurée, c'est un peut comme un soft en plus polyvalent. L'anti actif est comme un revetement allround de bas niveau, mais qui permet de manger et gerer les effets. Il n'y a pas de gene directe, mais le controle est excellent, et l'eventail de vaiation est tres vaste.
      2. AntiPower Yasaka
        1. 1.3 mm, 1.5 mm, 2 mm ou Max, 28 € (iuruiru.com) à 35 € Anti polyvalent, gêne est moins importante que le SA et le Best anti. En 2 mm, la balle est toujours un peu amortie même en attaque (?) ; les joueurs qui privilégient le placement apprécient. Le noir est meilleur pour le CD, car plus tendre ou plus adhérant, et l'anti est meilleur en rouge pour le RV, car plus dur et plus gênant.
        2. L'antipower est un anti dont la mousse donne des sensation proche du backside, donc très facile à prendre en main. L'inconvénient possible étant d'avoir une gestuelle proche du backside donc générant moins de gène. Anti très polyvalent, la vigilance pour la gestuelle restera importante car permettra d'apprivoiser ce revêtement. Le schémas classique contre cet anti est le service bombe et pain derrière, donc la gestuelle en bloc est à surveiller, car la mousse épaisse en 2 mm ou Max, donne des trajectoires moins tendues. Le markV se marie très bien avec.
        3. AP versus SA : L'Antipower 1.5 est nettement plus mou du fait de la qualité de la mousse moins amortissante, le topsheet est plus souple aussi. La sensation de balle se rapproche du backside, on peux faire des gestes plus naturels, mais il faut être vigilant car c'est plus rapide que le SA, la balle part plus vite, cela nécessite un temps d'adaptation. Reception de service : pas de problème particulier si ce n'est que la sensation plus molle m'a gêné pour prendre l'initiative. Petit jeu: la balle s'enfonce plus dans le revêtement, on peux tendre la trajectoire en rentrant dans la balle, ce que l'on ne peux faire avec le SA 1,5 mm. Amorties : c'est du bonheur car on dose très bien du fait que la sensation est meilleure . Bloc: ça part plus vite, la meilleure sensation compense le moins bon contrôle que le SA, on ose plus, le reverse est bien présent quand on veille à faire l'action "taper". On peux écraser la balle, ou faire un bloc coupé, c'est plus actif que le SA. Prise d'initiative : un temps de réglage est nécessaire pour prendre confiance, mais on peut le faire sur un grand éventail de balle. En synthèse : c'est moins sécurisant que le SA 1,5 car plus rapide mais plus polyvalent, et on peux être actif.
        4. Joueur avec AP : Olivier Bouchez, il peux être très actif avec son anti, mais ce qui m'a le plus impressionné, c'est son bloc coupé (du moins le geste) et il dépose une petite balle derrière le filet. L'autre série B, ne pouvait que couper ou flipper et là boum, il attaque. Je jouais à l'époque avec un anti power, mais impossible pour moi de réaliser ce mouvement sans faire souvent de faute de longueur. Il faut comprendre que Bouchez a un touché de balle bien au dessus du mien. Il varie énormément. Il tourne et on retrouve son anti tantôt dans son CD, tantôt dans son RV. Il fait un top CD avec l'anti, bardaf bloc dans le filet ! Il pousse agressif avec l'anti en fond de table et il reçoit une balle plus haute pour attaquer. Tu top, tantôt il bloque actif, tantôt il bloque coupé. Mais sa grande force est d'attaquer énormément avec l'anti.
        5. (...) Ce soir, j'ai testé l'Anti-Power, en 1,3mm, à la place du 1,5mm. Je pense que, dans le jeu, la différence entre les deux est assez faible et que je pourrais facilement alterner de l'un à l'autre sans trop avoir de différences. Je dirais que c'est plus la sensation plus sèche, plus dure, du 1,3mm qui prime. Pour le reste, je pense que le 1,3mm est un poil plus lent et demande un petit peu plus d'engagement en attaque, pour passer le filet. Avec le 1,5mm la mousse propulse un peu plus et permet un jeu plus délié. Dans mon cas, venant d'un picot long ox, je pense que je préfère jouer avec le 1,3mm, essentiellement pour son toucher plus sec. Par contre, je pense que les joueurs habitués à jouer avec une mousse, que ce soit en backside, en anti ou même en picot, préfèreront le 1,5mm (voir le 2mm).
      3. 804 RITC
        1. Anti actif atypique, peu connu, avec peu d'utilisateurs. Très rapide, souvent comparé à un backside un peu usé et il est un peu adhérent. Oblige d'être très actif avec sinon en passif c'est la punition rapide… Peu cher, 12 € environ, existe en 1.5 mm et 2 mm. Rouge plutôt rosé et légèrement moins adhérent qu'en noir. Peut être un bon tremplin pour le passage aux anti en venant d'un backside ou en alternative aux nombreuses filles qui ont un soft et joue à plat . En 1.5 mm, le contrôle serait un peu supérieur au 2 mm. Les frappes sont faciles quelque soit les balles ce qui au début est assez déconcertant. Parfois utilisé avec des mousses différentes : D'origine, la mousse HRS (?) est de 40-45°, médium (?) (anti plutôt sec).
        2. Dès les premiers échanges, le caractère hybride du 804 se fait ressentir. En effet, il donne l'impression d'un backside usé. Lorsqu'on rentre dans la balle, il est possible d'imprimer pas mal d'effets. Par contre, si la balle ne s'enfonce pas dans le topsheet, c'est une savonnette. La maîtrise du 804 passe par la maîtrise de ce paramètre de dosage. En contre-attaques, l'adversaire a du mal à enchaîner tant la balle s'écrase de son côté. Plus la claque est plate, plus la balle s'écrase. Par contre, la trajectoire tendue occasionne régulièrement un grattage de filet. La légère adhérence permet de relever les balles avec aisance. En face, c'est jamais simple de quantifier l'effet et le bloc s'avère délicat. Cela permet de bien engager l'échange pour préparer un coup terminal en coup droit. En blocs, une fois l'angle et le dosage trouvés, c'est du gâteau. Il suffit d'écraser les tops adverses qui repartent bien tordus avec une inversion assez étrange. Contrairement à un PL, les blocs réflexes sont souvent payants. Dans le petit jeu, il est très aisé de jouer court et de trouver des angles impossibles. Le contrôle et l’absorption d'effet le rendent très confortable et très précis dans ce compartiment, notamment en retours de services. A mi-distance, la vitesse est suffisante pour attaquer, contre-attaquer et même contre-toper. De même, avec un peu de toucher, le chop est très efficace car il est possible de varier l'effet en fonction de l'impact. De nouveau, en rentrant dans la balle, l'inversion est correcte. En effleurant la balle, cela renvoie une balle bien morte. La principale difficulté est de gérer la longueur. Au service, le fait d'avoir un backside adhérent et un anti-hybride ouvre pas mal de possibilités de variation. Il m'arrive souvent de tourner ma raquette juste avant le contact avec la balle. De même, dans le jeu, ces variations sont également possibles avec un peu d'entraînement. Personnellement, je ne tourne que sur des enchaînements que je maîtrise ou sur balles hautes. Au final, ce 804 est un véritable couteau suisse. Tout est possible à condition de maîtriser son aspect hybride. En matches, cela risque de s'avérer plus compliqué qu'à l'entraînement car il faut éviter de s'enfermer dans un jeu passif sous peine de se faire allumer. Les maîtres mots sont placement, variation et dosage
        3. Je l'ai essayé mais je l'ai vite abandonné car il ne correspondait pas à mon style de jeu. Trop typé backside (il prend beaucoup l'effet et n'amortit pas assez à mon goût). Mais pour jouer offensif, je conçois qu'il puisse être intéressant. Mais attention, il demande d'être actif en permanence sinon tu donnes une balle trop facile à l'adversaire.
        4. Si tu as un bon revers et si tu attaques avec le 804 avant l'adversaire. Là il sera redoutable. Si non,ça ne va pas aller…
        5. 804 versus AP: L' AP est plus typé anti classique bien qu'il se démarque déjà des traditionnels par sa capacité de couper un peu . Avec le 804, l'attaque sur balles coupées est très facile , il faut bien rentrer dedans et ne pas hésiter , cela surprend joueurs de défense et picots .Les blocs en mouvement classique de backside sont fusants et faciles aussi .
      4. Ellen Off Tibhar
        1. Contrôle excellent. Bonnes sensations avec son top sheet et sa mousse qui sont plus tendres. Ressemble à l'Energy Absorber de Stiga.
        2. (...) J'ai joué avec l'Ellen Off pendant 2 saisons, il demeure quand même assez lent malgré son nom, bien que plus rapide que le Best anti. L'Antipower est d'une rapidité comparable à l'Ellen Off mais en nettement plus tendre (mousse et topsheet).
      5. Ellen Def Tibhar
        1. Moins rapide que le Off. Mousse dure et amortissante, pour défenseurs.
        2. Ellen versus TH : L'Ellen est plus élastique en sensations par rapport au TH, dur et totalement inerte (ce qui lui donne ce contrôle absolu). L'Ellen accroche un tout petit peu et il y a possibilité de bien couper certaines balles, le contrôle reste très bon. A la table, le TH est une machine à engloutir les effets et à distribuer des balles courtes, vicieuses à souhait. En 2,5 il est plus lent qu'en 1,5, et plus lourd aussi... Le 1,5 est déjà très lent.
        3. Ellen versus Best Anti : Retour de confrontation Ellen Def 1,5 / Best Anti 1,3, respectivement sur Victas Koji Matsushita et sur Matsushita Pro (bois quasiment identiques). L'ED est classé dans les antis actifs, le BA non. C'est à dire que le toucher du BA est beaucoup plus inerte et sec, à l'image du Toni Hold. L'ED est plus élastique et le touché est proche du backside, un backside hyper usé et hyper lent sur mousse amortissante. Dans le jeu : deux antis au controle énorme. Points de differenciation : 1- le BA absorbe encore plus les gros impacts (blocs et remises de services rapides). L'ED nécessite une action sur la balle mais en contrepartie on peut être très gore avec le tibhar! Peut-être encore plus que le Nittaku... 2- L'ED bouffe beaucoup moins les effets coupés : en retour à la table après une défense bien cisaillée, il faut faire très attention avec le BA, beaucoup moins avec l'Ellen. Idem sur services coupés à mort, le BA est délicat. Sinon, le comportement est globalement le même. En défense à distance, l'Ellen semble vraiment très bon en coupe (ensemble topsheet plus souple, temps de contact plus long) mais un poil plus compliqué à gérer en termes de longueur de balle que THE Best Anti Remises : le BA est vraiment facile, mais le coup de poignet avec l'ED est mortel ! Je n'attaque jamais mais je pense que l'ED est plus simple pour agresser. Evaluations sur 10 : Vitesse : BA = 2 - ED =3, Contrôle : BA = ED = 10, Adhérence : BA = 3 - ED = 2 (mais l'ED met autant d'effet voire plus car ensemble topsheet+mousse plus élastique)
      6. Guard Giant-Dragon
        1. Très dur : il faut être actif avec.
      7. New Anti Spin Armstrong
        1. Plaque étonnante pour le feelling et riche en potentiel. Mousse molle (30°). Le 1,8 mm est polyvalent. A coller avec une feuille autocollante pour éviter les problèmes au décollage (les mousses molles sont fragiles au décollage).
    3. Antis "non actifs", lisses (?)
      1. Antis lisses = gêne augmentée. Et, on peux prendre l'initiative sur presque toutes les balles. Cette initiative est difficile à remettre surtout si elle est placée ( remise = balle portée ). En restant à la table, il suffit de remettre la balle, de placer pour préparer un CD appuyé ou un contre pied. Si on sait gérer cette plaque à la table, c'est compliqué pour le joueur en face. La démarche est la même avec un Anti Actif mais plus technique.
      2. Tony Hold Joola
        1. Mousse dure (40-45°) avec un temps de contact balle raquette bien moins long : plus facile de pistonner car la balle est plus rapide. En 1,5 mm : jeu à la table et bloquer. En 2,5 mm : on peut chopper toutes les balles c'est une plaque de defense pure. Pour jouer à la table, bois au moins ALL+ mini sinon balle facilement attaquable. Meilleure qualité de balle car la mousse est plus dure ( trajectoire plus tendue). Se décolle très difficilement (prévoir une feuille autocollante).
        2. L'intérêt du Tony Hold par rapport au BA, c'est la mousse plus dure (45°) , donc temps de contact plus court, trajectoires plus tendues. En terme de freinage c'est assez proche. Mon ressentie (personel ) est qu'il est intéressant d'avoir une mousse dure avec un bois comme le COS3 (?), surtout si on chope beaucoup, on rentre moins dans la balle et les trajectoires sont plus faciles à maitriser avec un peut moins d'effort, à condition de bien faire gaffe à l'ouverture de raquette.
        3. TH versus AP : (...) Petit retour sur mes premiers échanges avec le Toni Hold 1.5 : le contrôle est effectivement impressionnant, que ce soit en retour de service ou en défense coupée a mi-distance. Le gros plus me concernant par rapport a l'anti power1.5 mm c'est le jeu en bloc a la table. J'avais lu que le toni hold etait fait pour la defense, j'ai donc été surpris de voir a quel point les blocs coupés étaient aisés a realiser, ainsi que les claquettes sur les tops. Par contre, je trouve la gêne sur les défenses mi-distance inférieure a celles procurées par l'AP 1.5, d'autant que sa relative lenteur rendait difficile les défenses tendues repoussant l'adversaire loin du filet. (...) De mon coté test du TH 1,5mm sur le bois JSH. Nette plus value pour le controle en retour de service et petit jeu. Balle beaucoup plus efficace en bloc, moins de reverse, mais la balle s'écrase plus. Les trajectoires sont plus tendues. Globalement, le contact balle raquette est bien plus sec, et ça m'aide pour le contrôle. La mousse haute densité semble aider pour la sensation de balle. Serie de blocs sur top d'un 18, la balle est efficace, bien tendue, il n'y a qu'a mettre la raquette en face, c'est vraiment pas mal. La prise d'initiative est plus sécurisée avec le TH 1,5. Le controle directionnel est bien meilleur en blocs, par rapport a l'antipower 1.5. Adopté. C'est un bon anti, moins de reverse, mais plus de contrôle.
        4. La mousse du TH est une mousse haute densité, l'empreinte reste si on enfonce le doigt. c'est donc une mousse très amortissante. Le 2,5mm est bien plus lent. On peut choper toutes les balles avec le 2,5mm. C'est l'arme du défenseur classique. Pour le TH, le contrôle est optimal, mais ce n'est pas la gêne la plus forte. Le Super Anti est trés polyvalent et intéressant à tester. C'est un bon compromis gène/polyvalence.
      3. Best Anti Nittaku
        1. 1.3 mm, 2 mm : mousse molle (30°) et amortissante donc ralentissante (temps de contact balle raquette augmenté avec l'épaisseur). Anti parmi les plus lents. Génération des anti modernes car plus de sensation "mousse".
        2. (...) je joue avec un best anti depuis 20 ans au moins , et je le change régulièrement , car avec le temps il perd son adhérence, et devient plus difficile à jouer en attaque. J'ai un jeu assez offensif prés de la table , et pas mal de joueurs sont surpris de me voir attaquer avec aisance avec l ' anti. De plus les remises de service sont plus faciles ainsi que la défense.
        3. (...) Le toni hold possède peut-être plus de controle que le best anti, il est plus lent, c'est plus dur "d'attaquer" avec , pas impossible toutefois. Le best anti est apparu sur le marché après les Toni hold, en même temps à peu près que l'antipower. A l'époque des deux plaques noires, ces revetements anti étaient bien embêtants, ils avaient le "son" du backside et permettaient plus de variété de jeu que le Toni hold .
        4. BA-TH : Ce sont deux mousses très différentes. Le TH a une mousse haute densité. le contrôle est très bon, très polyvalent en 1,5mm, La claque est très facile. On peut tout faire avec, mais la balle n'est pas vraiment toxique. Le BA est plus lent, mais plus toxique, plus défensif aussi. Le gros avantage du BA est qu'il est facile de faire des blocs coupés.
        5. (...) Avis très personnel qui ne sera probablement pas partagé par tout le monde. La best anti est plus lente et surtout moins polyvalente que l'anti power. L'effet de gêne est plus prononcé avec l'anti power. Le contrôle est moindre sur l'anti power qui n'est vendue qu'en 2 mm chez nous, mais qui peut se trouver en 1,5 mm en Allemagne.
        6. (...) Je joue depuis 15 ans avec le même Best Anti en 1.5 mm. Pour moi, plus la mousse est épaisse, plus çà va vite et moins on peut contrôler les balles. Avec le 1.5 mm, j'ai un effet amortissant assez énorme (peut-être aussi parce qu'il est très vieux). Par contre, les possibilités d'attaque sont quasi nulles ! Je ne conseille jamais un anti en 2 mm sauf si on veut vraiment attaquer avec. Le problème des balles molles est assez difficile à gérer. Pour ma part, soit je tourne pour mettre un coups de backside (en top revers ou en coupe), soit je pivote pour prendre le coup droit, soit je mets un grand coups de serpe avec l'anti pour préparer le pivot. Mais il est clair que les balles molles restent le plus gros problème à gérer quand on joue avec un Anti. Pour ce qui est de l'épaisseur, je maintiens que plus c'est épais, plus çà va vite !
        7. (...) Le BA en 1,3 est très lent, l'un des plus lents du marché. Mais il est tellement sécurisant! Pour la défense c'est un must. En jeu de table (i.e. quand je suis contraint de rester à la table) je me considère comme "agressif" avec mon anti, mais pas au sens où j'attaque avec :-) j'agresse par des balles placées, vicieuses, appuyées dans les coins, hyper courtes etc. Infiniment plus simple qu'avec un PL, même lent comme le Phantom de Yasaka que j'apprécie énormément pourtant. L'intérêt du best anti c'est ce contrôle hors norme, cette lenteur extrême, qui fait que l'on peut jouer court ou au contraire très long sans crainte que ça sorte. Je trouve qu'en poussette, c'est justement là qu'il est le meilleur! On peut pousser sur n'importe quelle balle, l'effet qu'il renvoie est très étrange, des fois le grip agit et ça reste coupé, des fois c'est mou à mort, des fois c'est légèrement lifté. Très très efficace. Je n'attaque jamais avec, et je peux vous assurer qu'il dérange énormément, même de gros classements. Il faut être patient et l'adversaire finit toujours par le craindre. L'AP je l'ai essayé rapidement en 2mm. C'est beaucoup plus élastique, comme l'ellen def en plus rapide. Impossible pour moi d'être efficace avec... Je pense que le Super Anti de Butterfly se situe entre les deux (plus proche du BA mais pas aussi extrême). Je choppe toutes les balles longues et je pousse le reste^^ en variant les placements et la longueur. Je tourne pour mettre des coups de backside régulièrement. C'est lucratif. C'est pourquoi l'anti le plus lent et qui contrôle le mieux est le plus adapté à mon jeu. (Je verrouille le poignet pour avoir la main "ferme". En défense, plus la balle est puissante, plus je serre fort ma raquette en chop pour durcir et amortir la balle : conseil de mon entraîneur défenseur, ça change tout !!!)
      4. Super Anti Butterfly
        1. Prise d'initiative facile avec le SA 1,5 mm. Le SA 1,5 est pertinent pour rester à la table. On peux défendre aussi, mais c'est passif, et là, c'est le joueur en face qui est aux commandes. La mousse du SA 1,5 est tres fine car c'est une mousse tendre et amortissante. SA 1,5 + bois dur = simplicité
      5. New-Anti Amstrong
        1. on ne sent pas la balle, idéal pour ceux qui n'ont pas de touché de balle... (on peut faire tous les coups... presque...). Trop adhérent (?)
      6. Amy Joola
        1. (...) Le amy, c'est 0,4 ou 0,7 de mousse 48° dans la version control et c'est 1,0 de mousse 25° dans sa version classique (topsheet identique) je serais tenté de dire que le control est une sorte de toni hold avec moins de mousse et plus de gêne (moins de friction), à réserver aux joueurs à la table qui veulent claquer et contrôler dans un petit jeu très court (à combiner avec un bois très rapide) Le classique, c'est plus une sorte de best anti avec moins de mousse, une arme redoutable en bloc mais qui ne permet que peu d'initiative (se joue donc avec un bois AR ou DEF) je voulais juste rajouter qu'avec son topsheet translucide et sa mousse jaune, le amy classic est à la fois flippant car on voit bien les picots sous la surface et à la fois quelconque car il ressemble à s'y méprendre à certains backsides (le nimbus sound a un peu cet aspect). donc si l'adversaire fait pas gaffe et qu'on tourne à l'échauffement, les premiers points vont lui faire tout bizarre. Le amy control a une mousse orange et fine, l'aspect transparent du topsheet est moins visible. 2ème edit : je reviens sur ce que j'ai dit plus haut : les topsheets ne sont pas identiques entre le control et le classique : les picots sont un chouia plus gros et serrés dans la version "classic"
        2. (...) Les Amy control et classic sont très lisse, et font penser aux anti du doc. Ces anti sont dit " nouvelle génération " car très lisses, pour la gestuelle, simple opposition, pas plus. Ce sont les antis avec le plus grand effet de gène. Les balles retournées avec ces anti peuvent surprendre de très bons joueurs. J'ai testé les anti du doc, mais trop rapides, mais balles flottantes garanties. Les Amy seraient moins rapides.
  3. Relancer...
    1. Relancer sur services longs et mous
      1. Démarrer en variant placement et profondeur. Si services longs systématiques, reculer d'un pas et chop tendu ras du filet. Si services alternés courts-longs, amortir les courts au filet. Si service coupé, démarrer en portant la balle. Tourner la raquette. Pivoter.
    2. Relancer sur services bombes...
      1. C’est un service difficile à retourner avec l’anti. D'abord, savoir lire le service qui peut être coupé ou lifté, suivant l'inclinaison de la raquette. Il y a toujours un effet même si il est léger. Aussi, si le revêtement est trop amortissant ou trop dur, on aura du mal à sentir l'action nécessaire pour le retour. C'est mieux de privilégier la prise de balle au rebond, il y a là un instant avec une vitesse très réduite, qu'il faut sentir pour contrôler la balle (sensation de contact ponctuel). Dans ce cas, si le service est lifté, le "bloc coupé amorti" poignet relâché et léger mouvement vers le bas (30° environ). Pour le service coupé, une légère ouverture de la raquette, c'est plus dur, car la vitesse va relever la balle. On doit faire attention au placement du retour pour éviter la punition. J'essaie de le renvoyer court en milieu de table, car l'attaquant a moins de capacité à accélérer ou conclure. On peut aussi varier, avec un bloc tendu au ventre, mais pas sur les bombes coupées.
      2. Prendre la balle assez tôt au rebond. Je fait une opposition main ferme et poignet raide, la trajectoire est tendue. La balle a une trajectoire rasante. Je fait une opposition main molle (la main relâche le manche) un léger coup de poignet vers le bas, le bloc est coupé et amorti, deux rebonds sur la table.
    3. Ne pas se faire enfermer ds son RV...
      1. Une des solutions pour eviter de se faire systematiquement enfermer sur le service fort averse est de varier sa position d'attente au retour de service. Bien entendu, cela depend de ton jeu en cd, de mon coté je demarre le plus possible donc je suis souvent en position pivot ce qui oblige l'adversaire a prendre plus de risque s'il veut te forcer a retourner avec l'anti. Pour gêner encore plus, il m'arrive sur certaines phases de me mettre complètement a l'opposé c'est a dire couvrir la table avec le revers. (...) pour moi le gros point fort de l'anti est de pouvoir prendre le jeu a son compte des le retour de service qu'ils soient longs ou courts. je n'ai pas la faculté de tourner ma raquette mais il m'arrive regulierement de retourner un peu a la facon de gauzy (attention je parle la seulement du placement !) en allant chercher le revers coté coup droit, en aternant le geste entre celui d'un top et celui inverse en renvoyant la balle en diago, assez perturabant pour l'adversaire.
  4. Sur balles coupées...
    1. Attaquer en portant la balle : démarrer le geste en-dessous de la balle puis le refermer avec un petit coup de poignet. (?)
  5. Sur balles molles...
    1. Exemple avec BA + bois adéquat : sur les services sans effets, j'avais un déficit de sensation pour faire une simple balle. C'est agaçant quand on construit un point et que la simple balle molle sur le revers gâche tout. J'ai reglé le problème en remettant en question mousse et bois. Le meilleur mariage que j'ai trouvé est SA 1,5 et Innerforce ALC. C'est simple on peux tout faire avec: bloquer, amortir, chopper, claquer, et, le tout avec un confort désinvolte. Le seul reproche c'est que ce bois n'est pas assez rapide à mon gout (ALL+, OFF-)
  6. Sur smash...
    1. Prise de balle au rebond : une simple opposition poignet raide et coude libre, la rotation douce sur le coude accompagne un peu pour diriger, et la balle revient molle. Ca énerve un peu l’adversaire.
  7. Le bloc...
    1. Pour le bloc revers anti : c'est trajectoire raquette parallèle à la table avec action "taper", plan raquette parallèle au filet, main ferme. Le "taper" rend la trajectoire de la balle précise quelque soit l'effet adverse, on peux presque dire plus le top est frotté plus on doit taper.
  8. Le chop...
    1. Le meilleur coup pour améliorer la touche de balle pour le backside est le Top car on apprends à maitriser la courbe, le toucher et la vitesse. Le meilleur coup pour travailler la touche de balle pour l'anti est le chop. Quand on travaille le chop en régularité, on apprends à maitriser la sensation "frotter". En prenant le temps de varier l'inclinaison de raquette, prendre la balle à des phases différentes (sommet, ascendante, descendante) on peut prendre le temps de découvrir les différentes touches de balles possible et découvrir ainsi le revêtement. C'est un coup majeur à l'entraînement, que les partenaires apprécient, et même si on ne le fait pas en match, on apprends à jouer "relâché", se placer pour l'action balle et on apprend à le maîtriser. (...) La prise de balle est essentielle. Trois options: Soit tu prends la balle tres tard, en dessous de la table, tendre vers le retro de la balle (pole sud), sommet de la trajectoire au niveau du filet, la balle meurt sur la table adverse. Pour cette option, la face de la raquette regarde le plafond ! Sinon, prise de balle proche du sommet, la raquette est bien moins ouverte, presque verticale, tu rentre dans la balle ! Plus tu rentres dedans, plus tu imprime de l'effet ! L'effet est si fort qu'il freine la balle. Avec de l'entrainement, la balle va rebondir trois ou quatre fois sur la table. Pour cette option la raquette est bien moins ouverte, presque verticale. Ce sont les deux manieres d'etre toxique en chop avec l'anti. Enfin entre les deux, le chop lateral, tu prends la balle devant toi, de ta gauche vers la droite, et la balle meurt en plein CD adverse. C'est tres désagréable pour un attaquant !
  9. La poussette...
    1. Soit tu fais une opposition raquette ouverte, en absorbant la vitesse, et remise courte, ça donne une balle flottante sur laquelle l'attaquant ne peut s'appuyer. La pauvreté de la trajectoire après le rebond, casse le rythme. Soit tu fais une poussette tendue, mais là, le placement est plus important, ventre ou sortant sur les cotés, le même geste avec un coup de poignet.
  10. Le "C"...
    1. Essaie simplement de faire la lettre "C" avec ta raquette et donc ton poignet. : la tête de la raquette est en bas et représente la pointe de ton stylo. Ensuite tu exécute un demi cercle plus moins parfait pour faire arriver la tête de la raquette en haut...le tout en avançant. La "C" est en fait un couché vers l'avant. Avec de la rapidité et de la vitesse, tu passeras facilement des balles coupées important au démarrage et sur retour de service. Voilà...bon courage. Je fais déjà ce coup avec mon revers et mon anti Toni Hold ou Armstrong... Cela donne un léger lift vers la gauche et en jouant sur le coup droit de l'adversaire, si celui-ci ne fait pas bien attention, il ne touche la balle.
  11. Prendre l'initiative...
    1. La prise d'initiative est très importante et prolifique. Tout est dans l'ouverture de la raquette. On commence raquette ouverte, et on ferme progressivement sur un geste de faible amplitude. le poignet doit être raide. On touche la balle en dessous de "l'équateur" et on accompagne en fermant la raquette après l'impact balle-raquette. Si la balle est proche du filet, l'amplitude du geste est plus petite. On apprend à doser, et on peut faire un coup plus rapide après avoir appris la touche de balle nécessaire. Un truc important, on termine le geste un peu plus haut que le filet, pas plus. Un autre truc, faire du revers à mi-distance pour apprendre à sentir la balle. La prise d'initiative est une action " taper".
    2. Le démarrage porté : utile pour la prise d'initiative. Si on a la capacité de toper, c'est naturel et pratique. La qualité de balle en démarrage portée est intéressante car l'adversaire lève la balle, ce type de balle n'étant pas très courant.
    3. (...) Pour attaquer, c'est au départ un travail du CD. Devellopper un coup fort, et travailler des shemas de jeu en trois balles. Tu n'auras jamais la percussion avec un plaque defensive en revers, mais tu peux contrer avec un anti actif: S'imposer un ligne de sol mis distance plutot que defense. Faire de la regul en revers mis distance pour sentir la balle. Faire de la balle haute sur frappe, c'est toujours utile. Prendre la balle au sommet du rebond en chop, trajectoires tendues et rasantes. Veiller à avoir un placement de balle bien plus long pour deux raisons: Reduire l'angle adverse, et maintenir l'attaquant en respect ( balle moins appuyées ) Tout cela est bien plus physique, mais ça met l'attaquant sous pression. Si tu tiens la cadence, petage de plomb possible en face, surtout si tu tournes de temps en temps.
  12. Servir avec l'Anti...
    1. Service revers: soit service rapide en diagonale sur revers ou plein coup droit, pour un gaucher. Il est important de viser le coin ou la bande latérale pour l'angle de remise. Très efficace sur tous les combis ! Soit service infirmerie sur le coup droit où milieu de table, mais prendre la balle plus haut de manière à avoir une trajectoire très basse et sans effet, après le deuxieme rebond, car l'objectif est de gêner la prise de balle de l'adversaire qui fini par lever la balle et BOUM. Pour tout service très frotté avec le backside, faire le même geste avec l'anti car le joueur se cale sur la gestuelle : très perturbant, surtout quand le match est crispé. De preference pour les services courts. J'utilise le service marteau, et en fin de match je lâche un service sans effet avec l'anti : ça marque souvent le point. On peut faire un service bombe si on a un bois dur. Si on a un revêtement CD qui est adhèrent et qui contrôle bien (tackiness D, Varispin, etc.) un service court coupé peut être alterné avec court simili coupe anti et poussette cisaillante derrière et là filet assuré pour l'adversaire. Avec ce revetement CD toute les alternances sont mortelles, et c'est la même prise de balle avec l'anti. Ne pas oublier que le service avec l'anti doit être bien placé sinon risque de punition.
    2. Le service très court derrière le filet, prise de balle par le dessous, est d'une efficacité redoutable pour les PL et le topspinneurs fous. L'adversaire ne peut s'appuyer sur la balle et la lève : boum ! Le service "ambulance" deux rebonds sur la table, surprend beaucoup car la balle tombe et le deuxième rebond arrive très vite, surtout si on lifte légèrement avec l'anti. Le "classique" service du revers en diagonale, soit en plein revers pour toutes les PDM, et au ventre casse le rythme de l'adversaire. On peut préparer le même geste et casser le poignet au dernier moment pour le faire court en CD.
    3. Je sers toujours assez peu avec l'anti Ap contre les attaquants, car j'ai un très bon service du backside et que je préfère celui-là pour ne pas pouvoir être agressé en retour de service. Contre les défenseurs, j'utilise beaucoup plus l'anti au service, pour ne pas donner l'occasion de me retourner mon effet du backside. Et là, le meilleur contrôle me permet d'être plus précis, pour surprendre avec une longue balle dans le CD, le RV, ou le ventre, ou une petite balle bien courte, derrière le filet... Ceci dit, la gêne sera toujours moindre qu'avec le PL, mais les balles seront plus précises.
  13. Les bois...
    1. Généralement, l'anti est plus lent qu'un backside. Il faut alors rentrer dans la balle avec un bois qui prends les commandes. Il faut veiller a avoir un bois avec un angle de rejet bas car, si tu dois prendre la balle en fermant la raquette c'est compliqué... Le jeu avec le poignet raide est impératif sauf pour la prise d'initiative (pistonner). bois ALL : très contrôlable et suffisamment dynamique avec carbone.
  14. Stratégies de jeu...
    1. Ce qui fait le niveau d'un joueur c'est ce qu'il est capable de faire à la table, ce qui prime c'est l'efficacité. Plus l'adversaire est fort, moins il se préoccupe des revêtements d'en face, car sa maîtrise de sa touche de balle est un repère majeur. Le pongiste ne joue pas qu'avec sa raquette et dois avoir des qualités. Pour moi l'intelligence de jeu, et le physique sont déterminants. On ne peut exprimer l'intelligence de jeu que si l'on est cohérent. L'inconvénient de l'anti c'est sa lenteur. Le 804 est à mon sens le plus rapide et jouable, mais la technique devra vraiment être un point fort. Ce jeu se rapproche du soft. Loin de la table, je considère que l'anti est limité, et n'a de sens que si le défenseur tourne ou si il a un anti actif, ce qui est proche d'un revêtement de défense. La defense avec un anti nécessite de serrer énormément le jeu car l'accélération avec les revêtements d'aujourd'hui est compliquée à tenir. La force réside dans le placement de balle. Le gros intérêt pour l'anti c'est les trois premières balles. On peut s'appuyer sur ce revêtement. Pour l'échange, le jeu de table a ma préférence, pour la qualité de balle que l'on donne et le placement ou contrôle. Je trouve son utilisation optimale ainsi. On peux développer un gros jeu de table en maîtrisant le bloc tendu, et l'amortie qui peux être inattaquable : Boum ! Mais pour développer ce jeu, l'anti ne suffit pas car on doit s'appuyer sur un coup droit fort. Le truc c'est que beaucoup de joueurs sont devenus plus fort avec un combis, et je pense, que c'est pas simple de leur dire qu'ils seraient plus fort sans. Même si les meilleurs joueurs au monde jouent avec des backsides. Ce qui est indéniable vis à vis des PL, c'est que l'on a une latitude à plus varier le jeu en match, une forme de créativité, aussi dans les systèmes de jeu que je ne saurait exprimer autrement.
    2. Le but de l'anti est est déstabiliser pour conduire l'adversaire à porter pour accélérer en CD (?), mais il faut savoir faire face en opposition car l'option de l'attaquant est le top spin. Je prends l'initiative avec l'anti le plus vite possible pour éviter la poussette et le parpaing. Là, le truc, c'est le bloc solide (au rebond et poignet raide pour ne pas manger) et placé, et/ou amorti bien placé, puis claque CD. L'amorti seul est insuffisant car sinon l'attaquant va se réfugier dessus et te défoncer. Il est aussi important de rabattre la balle sur la table en cas de "cloche" sur le revers. En principe si tu sais faire tout ça le simple fait de ne pas faire de faute va user l'adversaire. Après, c'est une question de force des joueurs en présence. Ce système de jeu n'est pas magique mais il a fait ses preuves...
    3. Quand on joue à la table, ou dans les trois premières balles, la problématique est la même avec l'anti : il faut prendre l'initiative avant l'adversaire. Une fois l'initiative lancée, l'anti devient toxique. Le chop est à éviter sauf si tu es à la ramasse, le chop étant facile à attaquer si l'adversaire est "réglé". Dans ce cas il faut tourner, et balancer une forte rotation, et dérégler l'adversaire par le placement et la variété des balles. La prise d'initiative est la voie.
    4. Anti mode d'emploi: Pour toute les balles sans effet, ou sans vitesse, on pousse. Soit amortie, soit posée, soit tendues. Il faut varier sinon l'adversaire se règle. Pour les balles taillées, on porte ou on prend l'initiative. Pour toutes les balles frottées en top, on bloc. Soit tendue main ferme, soit amortie main molle, soit coupé. Sur les balles fortes on s'appuie dessus, avec un coup de poignet, pour pourrir derrière le filet, sortant d'un coté.. Le controle et le placement sont important, il faut s'en servir. Ne pas laisser l'adversaire se régler. Un coup d'anti annule l'effet, la balle qui vient derrière est facile à attaquer. Il faut faire du jeu, le revêtement ne fait pas tout.
    5. L'intérêt de l'anti c'est le controle et la capacité à freiner la balle. Avec un anti, on peut remettre des frappes en contrôlant le placement, et la trajectoire, plus facilement qu'avec un PL. La maniere de prendre la balle et la capacité à varier la prise de balle donnent un éventail qui peut user un attaquant. Il est nécessaire d'avoir un bon physique, car les matériaux tensor permettent un forte accélération. L'astuce est de savoir maîtriser les trajectoires de tes balles pour ne pas les lever. Car dés que l'attaquant peut faire des tops frappés, il prends confiance, et c'est la fin du match. La prise de balle au sommet du rebond, donne des balle tendues et difficiles à attaquer. Autre chose, il est indispensable d'avoir un coup fort, car il ne faut pas laisser s'installer un sentiment de sécurité chez l'attaquant. Si dans un set, l'attaquant se prend deux ou trois contres sur remises molles et deux enchainements derrière le service, il joue " petit bras" et fait plus de fautes.
    6. La dissymétrie, c'est la difference de rapidité entre les deux plaques CD et revers. C'est perfectible dans l'amplitude des gestes. Avoir une amplitude de gestes similaire entre CD et revers aide dans les liaisons. Ca peut permettre d'enchainer un CD plus facilement, mais c'est aussi fonction du style de jeu que tu recherches. Le risque avec un anti est de se faire enfermer sur le revers. Avoir moins de dissymétrie aide à tenir pendant "l'échange" (après les trois premières balles). C'est au cours de l'échange que l'on risque de se faire enfermer, surtout si on a pas pris l'initiative lors des trois premières balles. Avec un anti plus polyvalent, on donne des qualités de balles différentes, on laisse moins de marge à l'adversaire de se régler donc moins de marge pour se faire enfermer.
    7. Pour contrer il ne faut pas être trop loin de la table. Si tu chop, tu vas voir que c'est lucratif de placer les chops sur le revers, bien long, pour que l'attaquant le prenne en pivot, ( car plus de puissance ) ça ferme l'angle d'attaque, le topspineur ne peut croiser. Tu peux ainsi profiter de la longueur de la diagonale, et t'y installer. Il peut finir par manquer de tonus donne un top spin mou en milieu de table, et là c'est un bon moment pour décroiser en faux top en plein CD mais très long, ou alors, tu prends plus la balle devant toi en chop, et tu fais un chop avec de l'effet latéral. C'est désagréable à aller chercher. Ca donne une balle sur ton CD qu'il faut attaquer. L'anti actif donne un plus pour la qualité de balle, pour une défense active.
    8. Tourner la raquette...
      1. Si on veux tourner dans le jeu , le mieux est d'avoir la même sensation des deux cotés auquel cas il est logique de trouver l'anti qui correspond ou qui est proche du CD. L'ideal est d'avoir la même gestuelle des deux cotes et envoyer des balles tres différentes car beaucoup d'adversaires vont se " caler " sur l'amplitude gestuelle sans regarder le revêtement. Cela leur fera commettre beaucoup d'erreurs particulièrement en chop tendus.
      2. Exemple de combinaison : SA 1.5 mm et Tackiness D 1.5 mm pour avoir des caractéristiques proches. Coups plus faciles et plus intuitifs. Autre avantage, la pertinence de cette plaque SA en effets traversants comme le top frappé. C'est une frappe raquette fermée et inclinaison constante, genre très facile à placer après un coup d'anti. C'est aussi un geste classique un peu comme on peux le faire avec un anti si on tourne. Permet aussi de tailler du revers en poussette après un coup d'anti et non pas le contraire, et là, filet direct.... Tu pourras aussi tourner en revers et balancer une prise d'initiative rotasse en toute sérénité, et ça perturbe énormément car le mec en face va se dire "merde il tourne , je suis perdu"... (!) Rien que faire deux points comme ça en suffit a faire gagner un set où voir se décomposer la figure du gars en face. Dur de faire tout ça avec du 1,9mm à moins d'être un crack.
    9. Antis & Picots Longs (PL) : (...) La prise de balle est différente d'un PL. Avec un PL, le coup de poignet est important. Avec un anti, il faut oublier le poignet, surtout au début, et faire des gestes de faible amplitude, on ne traverse pas, on absorbe. Pour faire table rase, se contenter de faire des oppositions sans coup de poignet raide mais léger. Il faut apprendre à sentir la mousse, et à prendre la balle au rebond. Pour les réceptions de service, prise de balle au rebond, absorption, et la balle ira courte derrière le filet quelque soit le service. Pour les blocs amortis, tout est dans la prise de balle, main molle, au rebond, on lâche le poignet vers le bas, et la balle a plusieurs rebonds en face. Pour les blocs tendus, main ferme et on traverse la balle, l'action "taper" stabilise la trajectoire de la balle. Apres, il faut sentir la bonne inclinaison de raquette, pour faire une trajectoire toxique. L'essentiel du travail est la rééducation pour la prise de balle et l'action balle en absorption. Je suggère de commencer par le travail à la table, conte tenu que beaucoup de points se jouent en trois balles à la table.
    10. Historique des antis... (...) Jusqu'à ce que je m'y intéresse concrètement, je pensais que les antis étaient des revêtements que les vieux mettaient dans leur revers quand ils n'arrivaient pas à remettre les services à effet (je caricature un peu). Je connaissais aussi l'anecdote de John Hilton, considéré comme un joueur assez modeste au niveau international, qui créa la surprise, en 1980, en devenant champion d'Europe en battant notamment Jacques Secretin et Gabor Gergely. Et je savais aussi que cette période de quelques années d'âge d'or de l'anti s'arrêta le 1er janvier 1984, lorsque les deux couleurs (rouge et noir) furent imposées, notamment, pour empêcher les joueurs combi de semer la confusion chez l'adversaire en lui faisant confondre anti (ou picot long) avec backside. Hilton n'était pas le seul joueur à briller au niveau international, avec un anti. Cai Zenhua gagna aussi de nombreuses médailles avec l'équipe de Chine, en utilisant une raquette combi équipée d'un anti. Effectivement, tant Hilton que Cai Zenhua gagnaient pas mal de points en tournant leur raquette sous la table, pour servir tantôt très coupé avec le backside, tantôt sans effet avec l'anti, en faisant le même geste. Ils tapaient même du pied pour empêcher que l'adversaire puisse faire la différence à l'oreille. Mais cela, seul, ne leur aurait pas permis d'être aussi efficace qu'ils le furent. Ils gagnaient aussi des points dans l'échange, en utilisant l'anti en revers et le backside en coup droit. Hilton, plus défensif que Cai Zenhua, tournait pour choper du CD, avec l'anti. Mais cela ne constituait pas une ruse, comme le service avec anti ou backside, il n'y avait pas de confusion possible, il était évident qu'il chopait du CD avec son anti. (Les joueurs tournaient en poussette, bloc, chop, et balancaient un top revers avec le backside, ou un CD anti. Emanuel SAKE (Numéro ) etait un modéle du genre car il était capable de faire tous les coups revers et CD avec anti ou bakside, en plus, les coups etaient tres forts. Ses chops avec l'anti faisaient du sur place quand ils touchaient ma partie de table, je n'ai jamais vu ça avec un PL !) Ceci pour dire que l'anti, en soit, était et reste un revêtement efficace, même s'il n'est plus possible de ruser au service, comme c'était le cas à l'époque où les deux revêtements pouvaient avoir la même couleur. ( En fait les joueurs combi anti n'ont pas su s'adapter, peu on réussi à le faire. Ce qui à mis l'anti hors jeu, c'est la colle rapide. Apres deux ou trois boites sur le revers, on ne pouvait faire face, c'était la fin du match. D'autant plus que le service bombe était très à la mode... Les autres PDM sont aussi passées au second plan.) Ces dernières années (ou dizaines d'années), les avantages du picot long, face à l'anti, se sont considérablement réduits. Il est loin, le temps où on pouvait utiliser des picots longs infernaux (PF4 C8, Curl Spécial, ...) ou les picots lisses (Superbloc, Bamboo, ...). Le rapport longueur/largeur a été limité. Bref, on lui a coupé ses griffes et limé ses dents. Le picot long garde une partie de ses intérêts pour la défense, mais il a perdu une grande partie des qualités dans le jeu à la table. Par conséquent, les raisons pour lesquelles on pouvait préférer le PL à l'anti se sont amenuisées et l'anti redevient une option sérieuse pour le jeu combi, à la table. A la table, car, selon moi, en défense, le picot long reste bien plus efficace, en permettant d'avoir nettement plus d'inversion, en chop sur top. (Je suis plutôt d'accords, même si je sais que l'on défend très bien avec un soft 1mm ou 1,5mm sans tensor. C'est certainement un jeu qui reviendra au gout du jour. En effet on peut ainsi être un défenseur actif et très polyvalent, et les chops de soft sont particulièrement "râpeux" et impossibles à remonter même si l'attaquant prépare en portant. Un peu comme l'anti actif d'ailleurs...) Mon expérience, en tant qu'adversaire occasionnel d'antis, était que l'anti ne me gênait pas et que je gagnais toujours assez facilement en jouant dans l'anti (service long sans effet, gros top, ...). Les rares fois où je perdais, c'était contre des joueurs qui attaquaient avec l'anti. C'est en voyant jouer et en affrontant moi-même le meilleur joueur belge avec anti (Olivier Bouchez avec un Anti Power), que je me suis rendu compte à quel point l'anti pouvait être une alternative crédible au PL, à la table, comme je le pratique depuis longtemps. Sa manière d'utiliser son anti était très proche de ma manière d'utiliser mon PL (sauf que lui le fait avec plus de talent que moi...). Après avoir collé mon Anti Power et fait mes premiers essais, je me suis rendu compte à quel point l'attaque est facilitée, tout en étant très gênante. L'adversaire à beaucoup de mal à relever les balles. Si vous regardez des vieilles vidéos de Cai Zenhua ou de John Hilton, vous verrez comme ces blocs et contre-attaques du RV avec l'anti perturbaient leurs prestigieux adversaires de l'époque (Gergely, Waldner, ...). (Cela était alors novateurs car l'anti était avant l'arrivée du SA et Antipower, un revêtement de défense classique. C'était le revêtement de vêterants ou joueurs classiques, qui ne pouvait faire face au top spin, arme alors révolutionnaire. Il était impensable de faire un bloc avec le TH seul anti existant. D'autres joueurs avaient aussi des raquettes hors d'usage, non homologuées et s'en servaient comme d'un anti. J'ai même vu un joueur qui avait une raquette recouverte de cuivre ( Si si ! ) et qui faisait le mur à la table.)) Et cela, sans qu'ils ne soient trompés avec les revêtements de couleur identique. Ils savaient parfaitement que la balle venait de l'anti et faisaient la faute malgré tout. (Je ne suis pas tout à fait d'accord: La seule manière de savoir si c'était l'anti ou le backside était d'observer la trajectoire sur la table, mais cela nous forçait à jouer avec un temps de retard... Seul les joueurs " capés " étaient capables d'agir ainsi. Certains avaient la capacité à reconnaitre la qualité du rebond sur la palette adverse. C'était aussi les joueurs les plus doués. ils identifiaient la PDM ainsi.) Cela pour dire que cette histoire des couleurs des revêtements n'a certainement pas neutralisé tous les avantages de l'anti. En conclusion, je crois que l'anti traditionnel est une arme redoutable, pour le joueur combi qui est capable de varier et d'agresser son adversaire, du CD, comme du RV. (Complètement d'accord, même si l'augmentation du diamètre de la balle a ralenti le jeu, et a contribué à donner un intérêt à l'anti) Je crois aussi que même si les images ont pâli, il reste intéressant de regarder jouer Hilton et Cai Zenhua, pour comprendre la stratégie et les coups tactiques d'un jeu combi avec anti. Par contre, il ne conviendra pas aux "crabes" qui ne jouent que passivement, en provoquant la faute uniquement avec la gêne du revêtement. Ceux-ci seront certainement mieux servis par des PL gênants comme le Grass D-Tecs ou par les antis "lisses" du doc ou autre, s'ils parviennent à les maîtriser...